21/12/2015

Mathilda, Pierre & Selim, entrepreneurs du "turfu"

La jeunesse est un trésor. J'ai dans mon entourage des jeunes femmes et des jeunes hommes qui se battent pour leurs idées : ils créent, innovent, croient en eux.
Mais ce n'est jamais facile. Ils donnent sans compter. Mais rassurez-vous aucun effort n'est vain.

Mathilda était ma voisine, lorsque j'habitais Porte de Clichy, ce quartier si vivant ! Aujourd'hui, celle qui est devenue une amie, s'apprête à créer sa société.

J'ai rencontré Pierre lorsque je travaillais à Valéo, un été. Après des années dans la finances, et des mois aux quatre coins du monde, il s'est associé à un ami pour lancer son entreprise. Ils viennent d'ouvrir les portes d'un commerce de bouche.

-> Pour écouter le reportage sur ces jeunes entrepreneurs, c'est ici !


Amicalement vôtre,
Yoko

16/11/2015

"La jeunesse c'est la passion qui transforme toute chose en joie."

"La jeunesse,
C'est la passion qui transforme toute chose en joie.
La jeunesse,
C'est la cloche d'or qui fait vibrer toute chose.

Celle qui peut découvrir la joie de vivre
Est une reine du bonheur.
Celle qui peut découvrir la joie de vivre
A la victoire dans l'âme."

D.I

L'écriture est un moyen d'expression comme un autre. Peut-être permet-il de poser sa pensée, de réfléchir davantage. Aujourd'hui quelqu'un a publié ces mots sur Facebook : "le virtuel nous isole, nous déshumanise, nous sommes constamment en réaction". Je n'ai jamais autant ressenti cette précipitation de la pensée, que depuis ce vendredi 13 novembre. Ce vendredi là, où des centaines de Français, innocents, ont été assassinés par des lâches privés de leur intelligence.

J'écris pour me soulager, c'est peut-être un peu égoïste. Mais j'écris également pour agir à mon modeste niveau. Je n'écris pas, en revanche, pour plaire ou allonger de belles phrases. 
Pourtant, c'est cette crainte de ne pas trouver les bons mots, qui m'a coupé la parole en janvier dernier après les attentats de Charlie Hebdo et de l'hyper Casher.

Aujourd'hui je me dis que, finalement, je n'ai rien à perdre. Tant que je respecte les opinions diverses, je suis tout autant légitime d'expliciter la mienne. Je suis en école de journalisme. Autrement dit, j'étudie, j'apprends pour tenter d'exercer au mieux cette future profession tantôt décriée, tantôt fantasmée.


Notre société est malade, mais elle l'a toujours été, à un moment ou à un autre. Et la résilience est un phénomène qui prouve que les êtres humains, en collectivité, se relèvent systématiquement, plus forts. Alors j'ose croire que notre France de 2015 n'est pas plus malade que l'Allemagne des années 40, l'Afrique du Sud pendant l'Apartheid, ou encore la Corée du Nord aujourd'hui encore. Ce n'est pas un concours : même si toutes ces maladies ont des aspects différents, elle ne résultent, au fond, que d'une seule et même chose : le manque de dignité que portent les êtres humains à leur propre vie. La bêtise conduit à de grands dangers. Alors j'ose assumer ma vision optimiste, j'ose continuer à rêver d'un monde pacifiste. Dans 20, 30, 50 ou même 100 ans, qui sait combien de temps cela prendra pour construire un monde en paix. Mais un jour nous réussiront.

Si j'aimerais savoir exprimer mes pensées actuelles dans leur complexité, je me réjouis que certains réussissent à les traduire pour moi. Car cela signifie que nous sommes encore unis. Le mari d'une des victimes a écrit ceci sur le réseau social :

"Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l'avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j'ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore." 
J'en ai eu la gorge serrée., ,  

Un monde en paix, utopiste dites vous ? Cela dépend de chacun, de notre détermination à transformer la haine qui nous plonge dans les bas fonds. Loin, très loin de moi l'idée de donner des leçons de morale. J'exprime encore une fois, mon angoisse mêlée à ma croyance sincère dans la capacité des êtres humains à être bons. S'il faut, à n'en pas douter, condamner fermement les horreurs perpétrées ce vendredi à Paris, la veille à Beyrouth, en avril dernier au Kenya et j'en passe, il ne faut pas céder à l'animosité. La peine de mort, par exemple ; brandie comme la solution de tous les maux par certains français (politiques ou non), ne représente rien d'autre que la bassesse d'esprit. Victor Hugo, dont le combat contre ce châtiment fut long, a dit lors de l'Assemblée Constituante de 1848:

"Eh bien songez-y, qu'est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine; partout où la peine de mort est rare la civilisation domine". 

N'est-ce pas la mesure employée par les terroristes eux-mêmes ? Doit-on leur répondre de la même façon, je suis convaincue du contraire.
Un autre extrait de l'argumentaire de Victor Hugo qui en 1863 adresse une lettre au ministre de la République de Colombie  :

  " J'ai dévoué ma vie au progrès, et le point de départ du progrès sur la terre, c'est l'inviolabilité de la vie humaine. De ce principe découlent la fin de la guerre et l'abolition de lm'échafaud". 

Victor Hugo aimait les femmes, l'art et la boisson. Les parisiens, les français, les humains profitent de la vie de la même façon, en se battant pour leurs idéaux. Nous ne sommes pas prêts à vivre dans un pays en guerre. Nous ne le serons jamais. Et tant mieux : nous n'accepterons pas de troquer notre joie de vivre au profit de la peur éternelle. Aujourd'hui, chacun ressent ce sentiment étrange d'être la cible. La mort est une crainte humaine "normale". Avoir peur n'est pas honteux. Mais lorsqu'on affirme le contraire, en façade, n'est-ce pas déjà les prémices d'une résistance ?


J'ai eu la chance de n'avoir aucun blessé, aucune victime à déplorer. Ce n'est pas le cas de tous mes amis. Courage à eux, à vous, à tous, qui tentent d'avancer dignement vers l'avenir.

"Ose croire qu'il y a un chant dans ton cœur,
Ose croire  en tes désirs,
Tant que tu as le courage de croire,
Rien ne pourra t'empêcher,
De jouer le rôle que tu voudras.
Trop de personnes reculent
Juste au moment de réaliser leurs rêves.
Trop de personnes finissent sur une mauvaise voie,
Détournées par un grain de doute,.
Le destin peut être changé
Le soleil est déjà haut sur le jour qui est né.[...]"

Amicalement vôtre,
Yoko

27/10/2015

Adrien, l'incertitude

Adrien est l’un de mes amis. De ceux qu’on affectionne tout particulièrement, même lorsqu’on les voit peu. 
Quand il décroche le téléphone, samedi après-midi, je le retrouve toujours aussi calme. Entre ses entrainements quotidiens, mon job étudiant et nos cours respectifs, pas évident de trouver un moment pour se parler. Lorsque je lui demande comment il va, il s’empresse de me répondre fièrement que c’est la première grasse matinée qu’il fait depuis deux mois. Depuis que la saison de basket a repris, doublée d’une année de master à l’université, il a deux vies. Le sportif partage son temps entre terrains de baskets et amphis.


Adrien, dessiné par Antoine Muscat

« J’ai envie de jouer dans un niveau inférieur, et jouer pour le plaisir »

Adrien est engagé chez les pros dans un club angevin. Depuis qu’il est tout petit il a une balle orange entre les mains. Au collège il s’inscrit en CHAB (classe à horaires aménagés en basket), et profite d’horaires aménagés pour allier école et entraînements sportifs. « C’est à cette période-là qu’on commence à rêver à une carrière professionnelle » m’avoue-t-il avant d'ajouter: « On te le met un peu dans la tête. Tu as trois entraînements par semaine, ce qui est beaucoup je trouve finalement ».

Après un bac S, il préfère ne pas tenter le diable car il n’a pas le niveau, dit-il. Il part étudier à Nantes, et obtient une licence au STAPS. De retour à Angers, il se voit proposer un contrat avec les pros. L’occasion rêvée de tenter sa chance tout en assurant une situation financière stable.

Mais depuis deux ans, les matchs se suivent et se ressemblent. Son temps de jeu varie ente 0 et 2 minutes en tout et pour tout. A 21 ans, ce grand blond espérait davantage : « j’en ai marre de cirer le banc. C’est comme si je n’étais pas là ». S’il ne regrette pas d’avoir mis ses études entre parenthèses pendant un an, il sait que c’est pourtant la reprise d’un master qui va lui offrir un avenir : « A 35 ans, la retraite d’un basketteur, tu n’as pas forcément envie de reprendre les cours avec des gamins de 17 ou 19 ans »

« Quand je demande à mes coéquipiers ce qu’ils font de leur journée, ils n’ont pas grand-chose à me raconter »

Le rythme n’est pas évident car Adrien doit se présenter à tous entraînements, soit 4h par jour. Alors que les autres joueurs rentrent chez eux, lui, enchaîne, ensuite, avec l’université. « Mes coéquipiers me disent que je suis courageux d’aller en cours, mais en fait je les plains ils ne font rien » me confie-t-il.

« Je ne suis pas déçu, je n'avais pas fait de plan de carrière »

Veinard, Adrien n’a jamais souffert de blessures irrémédiables. Il a tout de même subit plusieurs arrêts (fracture de la main, grosse entorse à la cheville), sans jamais dépasser les trois semaines de privation. Calme et réfléchit, le joueur n’entend pas arrêter le basket malgré cette année difficile. Il a envie d’aller aider les coéquipiers de son grand frère pour réintégrer la nationale 3. Mais, à ce moment-là, il devra trouver une autre solution pour payer son loyer et poursuivre ses études dans les meilleures conditions.

Amicalement vôtre,
Yoko

19/10/2015

Série : Quel job étudiant pour moi ? #1 Le travail ponctuel

Étudier rime bien souvent avec job d'été. Mais bien souvent, cela ne suffit pas. Si certains ont la chance d’avoir des parents derrière eux, d’autres ont besoin de trouver un boulot à l'année, pour arrondir leur fin de mois, voire même vivre tout court. Certains, ne recherchent un job que pour se faire de l’argent de poche. Dans tous les cas, il faut parfois se creuser la tête pour échapper aux célèbres enseignes de fast food.

Depuis quatre ans, j’ai accumulé plusieurs expériences dans le domaine du travail à temps partiel ou ponctuel. La plupart du temps, les métiers effectués pendant le cursus scolaire ne se situent pas dans la branche d’activité étudiée. Mais il faut savoir repérer les bons plans pour valoriser certaines compétences dans son parcours.

Choisissez bien vos contrats, qu'il s'agisse d'un travail ponctuel ou de missions intérimaires, d'un CDD ou encore d'un CDI, les engagement sont différents.

LE TRAVAIL PONCTUEL
Le street-marketing
Compétences requises :
Amabilité, sourire, détermination (il en faut)

Avantages : 

L’emploi du temps à la carte : vous pouvez être sollicité pour des missions de quelques heures, s’étalant sur plusieurs jours, ou être mobilisé un we en entier. Vous êtes libre d’accepter ou de refuser les missions proposées selon vos disponibilités.

-     La rémunération : selon les missions elle peut-être très intéressante, allant de 10à 15€ de l’heure chez certains clients.

-    L’accessibilité : ce job qui dépanne, ne requiert aucun qualificatif particulier. Le travail en lui-même ne représente pas de difficulté en particulier. D’autant que certaines opérations sont très appréciées du public : distribution de goodies, ou de réduction à la sortie de concerts, de magasins ou de salons.

Inconvénients :

-     Le manque de stabilité : ces missions ponctuelles sont comme leur nom l’indique, ponctuelle et donc aléatoires. Il ne faut donc pas compter sur ce job pour un obtenir un salaire signifiant, ou identique chaque mois.
-         La fatigue physique : rester debout plusieurs heures, parfois dans le froid, rend la tâche parfois très pénible.
-      La confrontation au public : à la différence des goodies, les prospectus publicitaires séduisent beaucoup moins. Habituez-vous à essuyer plusieurs refus et à garder le sourire en toute circonstance. A la fin de la journée, vous connaîtrez le slogan par cœur et risquez même d’en rêver la nuit.

Note globale /5: **
En résumé : pratique mais sur de courtes durée, pour dépanner.
L'hôtessariat : 
Il faut différencier l’hôtessariat en entreprise (accueil) de celui en événementiel. Le dernier s’apparente au métier de street-marketing, avec ses avantages et inconvénients, auxquels vous rajoutez les talons et les cheveux tirés pour les filles. En revanche, occuper un poste d'hôte ou d'hôtesse en entreprise peut vous ouvrir des portes.

Compétences requises :
amabilité, sourire, bonne présentation, organisation, rigueur, langues étrangères (au moins l'anglais)
Avantages :

- Le temps de travail et l'offre : Les missions d'hôtessariat en entreprise peuvent vous permettre de travailler à temps plein ou à mi-temps au sein d'une entreprise. L'été, les agences recherchent à remplacer leur personnel absent, il y a donc multitudes de contrats.

- L'insertion professionnelle : Suivant les entreprises intégrées vous pouvez développer votre réseau professionnel. Vous êtes amenés à rencontrer des personnes qui sont plus ou moins importantes et qui peuvent vous aider à évoluer. Par exemple, si vous recherchez une alternance, une fois que vous avez un pied dans l'entreprise, vous pouvez être en relation avec le service des ressources humaines.

- L'activité en elle-même : sur certains postes, vous pouvez avoir peu de responsabilités, et dans ce cas il n'est pas interdit de s'occuper (livre, internet). Mais dans d'autres cas, on peut vous confier de nombreuses tâches et les journées passent très vite (courrier, gestion des salles, réservation de taxis, photocopies, etc).

Inconvénient :

- L'ennui : Le job en lui-même n'est pas passionnant dès lors qu'il y a peu d’interactions avec les salariés ou peu de tâches confiées. 

Note globale : ****
En résumé : bon job d'appoint, très différent selon les missions

Amicalement vôtre,
Yoko

Korcula #2

Derrière son bureau, au travail, lorsqu’il fait 30 degrés dehors, ou sous la couette un dimanche pluvieux, on rêve tous d’aller se dorer la pilule au soleil ! Et bien je peux vous le confirmer, Korcula s’avère être une destination idéale : rien à voir avec Saint Trop’ ou Nice en plein mois d’août, si ce n’est la présence de quelques yachts accostés. L’île est touristique mais reste très agréable. C’est ici que nous avons posés nos valises pour la seconde étape de notre périple.

Nous avions loué un air BnB situé en plein cœur de la ville de Korcula pour six jours. Un petit nid douillet situé à quelques mètres seulement de la mer. Une mer qui ne peut que séduire: on y rentre comme dans un bain, et on s’y plait à observer les petits poissons qui zigzaguent entre nos pieds.
Avant le départ, en cherchant sur Internet, nous avions réservé une activité très bien référencée sur Trip Advisor: « Fish & Fun ». Avec son bateau, Mario propose d’embarquer pour 4h de balade en mer. Mais ce qui fait la différence c’est qu’il ne se contente pas de balader ses clients autour des îles voisines. Il leur offre deux spots de plongée (le matériel est fourni) ainsi qu’un dîner sur le bateau, préparé par ses soins. Le tout pour la modique somme de 27€ par personne. Oui, vous avez bien lu ! C’est sûrement le meilleur souvenir de ces vacances ! Mario a même régalé nos papilles en allant pécher des oursins et en les préparant sur le bateau. On n’oublie pas, bien évidemment, le verre de grappa pour l’accueil !



Korcula est proche de Lumbarda et un peu plus loin. Mercredi 5 août, nous avions donc prévu de prendre le bus pour nous rendre dans la ville. Mais c'était sans compter la fête nationale de l'indépendance : pas de transport. C'est grâce à cet imprévu que nous avons rencontré un couple de Parisiens, qui s'y rendait également. Les frais de taxi divisés en quatre n'ont pas été plus élevés que deux tickets de bus. Arrivés sur place, nous avons marché quelques minutes pour trouver la plage. Visiblement nous n'avons pas réussit pas à atteindre celle de sable fin, ou alors nous n'avons pas la même définition que les Croates. Mais nous avons posé nos serviettes sur une plage familiale très sympathique, qui dispose d'un bar restaurant. L'eau est toujours aussi délicieuse, mais le parasol n'est pas de refus ! 


Le lendemain, nous avons décidé de louer un scooter pour partir à la découverte du plus haut village de l'île : Pupnat. Situé à 15 kilomètres de Korcula, le village abrite une chapelle du 14ème siècle. Mais quelle déception sur place ! La chapelle n'était pas ouverte au public, et le village était désert. Seul un employé semblait s'affairer à ranger les tables du banquet de la fête nationale de la veille. 
Nous avons vite repris la route direction la plage. Mais celle-ci se situe en contrebas. Si la descente se déroule sans encombre, le retour, se fait bien moins facilement... et je dois même descendre du scooter pour qu'il dépasse les 10km/h. 
La plage est propre, et l'eau transparente permet bien de voir les poissons et les oursins accrochés aux rochers.

J'avais également entendu parlé du parc Kocje. Je m'attendais à découvrir une vaste réserve naturelle. Au lieu de ça, après une bonne heure de marche sur un sentier très sec (inaccessible en deux roues), nous n'avons vu que quelques rochers imposants. Mais la sécheresse du lieu et l'exiguïté du chemin pour y parvenir ne rassurent pas vraiment... Légèrement fatigués, nous avons regagné la baie et découvert un très bon restaurant français : le Tara's lodge.

Pour notre dernier jour à Korcula, nous avons mis le cap sur l'île du Monastère Franciscain grâce à un bateau-taxi. En travaux, les bâtiments ne sont pas ouverts au public, mais la petite église peut être visitée (10kn). L'île héberge même trois habitants un peu spéciaux...



De retour à Korcula, nous avons été accueillies en fanfare par les tambours et les trompettes des supporters de Water-polo. La ville avait organisé un tournois qui opposait plusieurs villes des alentours. L’ambiance était très chaleureuse. Tous les supporters étaient réunis, pour défiler, ensemble dans les rues de Korcula.


Si l'île est paradisiaque, faites attention à bien choisir les restaurants où vous souhaitez manger. Les prix sont parfois trop élevés au regard de la qualité. En tout cas, vous ne serez pas déçu par le Fish & Go situé sur le port. Ses tarifs sont attractifs et les plats sont faits maison. Il y a également un restaurant plus haut de gamme qui est très bon : l'Aterina.
Si vous souhaitez prendre un verre avec des amis, vous pouvez vous rendre au Massimo Cocktail Bar. Situé en  haut d’un fort, la terrasse du bar vous offre une vue imprenable. Les cocktails sont bons, et le système de panier à pouli est plutôt original.

Passez de bonnes vacances d'automnes, et, en attendant de réserver vos billets pour cet été, détendez-vous avec un bon bol de chocolat chaud, emmitouflé dans votre plaid polaire.

Amicalement vôtre,
Yoko

04/10/2015

"Le temps dure longtemps...."

Qui n’a jamais souhaité passer quelques jours au bord de la mer entre ami(e)s ?
Je n’avais jamais entendu parler de Bandol avant d’y mettre les pieds. C’est une petite ville de 8000 habitants, proche de Toulon. A trois, nous avions opté pour le camping avec les avantages et les inconvénients que comprend ce mode d’hébergement. A notre arrivée, les propriétaires du camping Vallongue, le père et le fils, nous ont accueillies avec beaucoup d’amabilité, confortant ainsi notre choix.

Les totally spies en vacances
Mes deux acolytes et moi-même avions un programme bien déterminé pour ces quelques jours de vacances.
Mardi 18 août, après avoir voyagé en train et en voiture une bonne partie de la journée, nous avons installé notre coin de paradis avant d’enfiler un maillot de bain et de courir à la plage. L’eau n’est pas aussi chaude qu’en Croatie, c’est certain… mais on ne peut qu’apprécier le grand bol d’air qu’elle procure.
Les pâtes au pesto englouties, le casino nous tendait les bras ! Habillées comme dans un James bond, nous avons vite constaté que tout le monde n’avait pas fait le même effort vestimentaire. 



Perchées sur nos talons aiguilles, nous avons tenté de nous déplacer dans l'enceinte. Premier objectif: comprendre le principe de la roulette. C’était sans compter l’imbécile de croupier qui se prenait pour le roi du monde. Changement de tactique, nous nous sommes rabattues sur les machines à sous (les anciennes, car les nouvelles n’ont aucun intérêt). Sur les 40 déboursés, nous n'avons perdu qu'une petite dizaine d'euros. Fière de nous, la crinière au vent (et les pieds meurtries) nous n’avons pas manqué de rapporter l’attitude inacceptable du croupier à ses collègues. 


« Ah celui qui n’a qu’un scooter à 40 ans ? Oh ça fait 20 ans qu’il est là, tout le monde le déteste » On était donc bien tombées.
Éreintées par cette journée bien remplie, nous avons regagné nos matelas, d’un centimètre d’épaisseur, pour rêver de nos prochaines aventures. 
Le petit déjeuner au son des grillons
Le camping possède quand même de nombreux avantages : le coût, le dépaysement, la piscine au réveil... bref, pour beaucoup il est synonyme de VACANCES et de DETENTE !

Et dans le sud, comme en Croatie, s'il y a bien une chose à retenir, c'est que les grillons sont de la partie. Ils chantent du matin au soir pour annoncer une température élevée.

Le mercredi, nous n'avions pas prévu de grande excursion. Et tant mieux, car entre la blonde qui s'est découvert une carie, et la châtain qui s'est écorché le genou comme une enfant, on était mal parties... Alors la plage, après le rendez-vous chez le dentiste, est apparue comme une option tout à fait opportune. 
Puis nous avons fait un petit tour sur le port, acheté une glace au passage (ils avaient même praliné), avant de commander une pizza pour la déguster au camping. 
Ce soir là, en femmes raisonnables (et aussi parce que la blonde avait chopé une insolation) nous avions pris la décision de ne pas sortir. Ce qui nous garantissait d'être en forme pour l'excursion du lendemain.
Malgré les petits tracas sanitaires de mes camarades, pas question de bousculer tous les plans. Et celui du jeudi en particulier: l'Atlantide est la plus grande compagnie maritime sur le port de Bandol. Elle propose plusieurs prestations: visite des calanques, rencontre avec les dauphins ou encore excursion sur l'île de Porquerolles. Nous avions choisi la troisième option pour passer une journée sur l'île et découvrir d'autres paysages. Le voyage dure 1h30, pendant lequel vous pouvez soit, être sur le pont du bateau à l'extérieur, soit, vous installer à l'intérieur. Et en prime, le capitaine vous raconte les anecdotes qui façonnent l'histoire de la côte, avec beaucoup d'humour.


 
Nous avions de la chance, le soleil était au rendez-vous. Arrivées à 11h, nous nous sommes dirigées vers la plage la plus proche, où nous avions prévu de pic-niquer. Vers 16h nous sommes redescendues pour prendre un goûter crêpe dans un petit restaurant près du port. Si nous avions été trois valides, nous aurons sûrement davantage exploré l'île. Embarquement à 16h45.

À notre retour, vers 18h30, le marché nocturne s'installait. Nous avons craqué sur un stand de tatouages éphémères. Moi qui déteste les tatouages, j'ai testé sereinement puisqu'il s'agit d'encre utilisée par les maquilleurs professionnels. Cela ne dure donc qu'une semaine au grand maximum. 

Au camping, la soirée battait son plein. Et pour cause, on célébrait l'anniversaire de la patronne du bar restaurant. La musique variée a permis à chacun d'y trouver son compte: variété française, tubes américains, rythmes arabes, le combo. On a même entendu la belle voix de la patronne qui s'est prêtée au jeu du Karaoké. A 2h du matin, lumières éteintes, nous avons attendu le marchand de sable.


Avez-vous déjà entendu parler du rocher en forme de sous-marin ? Il se situe sur le littoral entre Bandol et le Port d'Alon. 

Pour y parvenir, une longue route vous attend. Mais attention, pensez aux baskets. On nous avait dit que c'était une randonnée "facile". C'était sans compter le manque de matériel (et oui, on a grimpé en sandales) et la participation de l'éclopée. 
Mais nous y sommes arrivé, bravant les interdits, puisque l'accès est désormais compromis. Le rocher est impressionnant, et offre un beau spot pour faire des plongeons. Néanmoins pensez également aux chaussures de plongée et au petit matelas car la plage n'est faite QUE de galets.

Après deux heures d'aventures nous avons retrouvé le port de Bandol et son marché nocturne, où cette fois ci nous avons succombé aux charmes de bandanas.
Ce jeudi 20 août sonnait également le début de la grande braderie des commerçants. 

Derniers instants

Comme lorsqu'en colonie on se quitte sur une dernière soirée spéciale boum, nous avons nous aussi profité avec une amie rencontrée au camping. Connaisseuse, elle nous a fait découvrir un bar dansant à l'ambiance délirante: le coquelicot (en face du comptoir) à Six-fours.
Notre séjour s'est terminé sur ces notes de musique. Puisque le lendemain matin, nous remballions nos affaires, en même temps que nous saluions toute l'équipe du camping, qui n'existera peut-être plus l'année prochaine... 


Amicalement vôtre, 

Yoko

10/09/2015

Dubrovnik #1


Un petit bout de France en Croatie ! Après la guerre pour l’indépendance du pays, Dubrovnik anciennement "Raguse", a dû reconstruire ses bâtiments en respectant au maximum les techniques traditionnelles. Mais, les matériaux manquants en Croatie, c’est la ville de Toulouse qui a fourni les tuiles roses orangées qui composent les toitures. Depuis les remparts qui encerclent la ville, vous pouvez appréciez le panorama entre les ruelles et la mer Adriatique, bleue turquoise. 


Après cette expérience malheureuse, nous nous sommes contentés d'acheter nos croissants au Liddle. Heureusement, nos hôtes (par ici si vous souhaitez réserver chez eux) nous avait réconcilié avec la gastronomie croate en nous accueillant avec des tomates fraîchement cueillies de leur jardin ainsi que de la menthe pour notre thé du lendemain.

Nous avions fait le choix de ne rester que deux jours, car la ville est petite. Nous avons donc visité les remparts, et la vieille ville, classée au patrimoine mondial, sans oublier de flâner à la plage. Pour accéder aux remparts il faut être muni de billets (200 kuna pour deux soit environ 26€). Prévoyez les baskets, les chapeaux et de l'eau car l'affluence estivale rallonge le parcours (comptez 2h pour un tour complet).


Les palmiers qui ornent les allées de la ville sont très nombreux et font l’objet de jolies photos avec la mer cristalline en arrière plan ! 
Si le cadre idyllique de la ville enchante, vous ne tarderez pas à découvrir que la cuisine croate n'a rien d'exceptionnelle. D'autant qu'en bon français, vous aimez sûrement vous offrir un petit déjeuner composé de croissant et de pain au chocolat. Alors épargnez-vous les viennoiseries croates car il semblerait  que que le beurre soit ici remplacé par de la margarine. Et soyez sûr que le résultat n'a rien à voir ! 



Il existe cependant de bons restaurants : le Lajk situé en hauteur, dans les ruelles du centre ville, est un bel endroit. Le patron adore les français et Paris ! Quelle chance ! Il nous a offert un petit apéritif. Si vous décidez d’y aller, prenez la portion de moule en entrée elle est très généreuse et parfaitement assaisonnée ! Sinon, il reste les magasins Konzum, très populaires, où vous trouverez relativement tous les mêmes produits qu’en France.


En bref, Dubrovnik est une ville à visiter si vous voyagez en Croatie. A vous de voir si vous souhaitez y passer une semaine ou seulement deux, trois jours comme nous !
Amicalement vôtre,
Yoko