25/11/2014

Beigbeder, l'enfant provocateur, plutôt sympa

« Je peux juste parler de moi, mais en fait j’aime bien ça » ironise Frédéric Beigbeder. 
Attendu comme le Messie, l’écrivain et ancien publicitaire n’a qu’une heure à accorder à son audience ce mardi 18 novembre. « On est en plein bouclage, moi je suis là pendant qu’ils sont tous en train de bosser » clame-t-il oscillant entre sentiment de fierté et sens du devoir. Le rédacteur en chef de la revue Lui ne se plaint pas, même si c’est son passe-temps favori. Il l’affirme « j’aime bien le confort, je viens d’un milieu bourgeois mais j’aime tout critiquer et me lamenter toute la journée. »

Il se fiche d’être étiqueté « écrivain provocateur » même s’il avoue que ce n’est pas toujours agréable d’être mis dans des cases. Avec beaucoup d’autodérision – c’est aussi sa marque de fabrique, il confie que son surnom « le Che Guevara des Flores » donné par Bernard Pivot le résume plutôt bien. Et puis c’est une tradition française le provocateur de salon !

18/11/2014

"Demander à un auteur de parler de son travail, c'est comme demander à une oie de parler de son foie gras" Proust


Il est venu, il a vu et il a vaincu, enfin presque. Le "Che Guevara du Flore" alias Frédéric Beigbeder nous a accordé 1h15 de son précieux temps, alors en plein bouclage de Lui, la fameuse revue qu'il a remis au goût du jour.
Selena Théret, apprentie journaliste révise la fiche Wikipédia de l'écrivain avec une certaine audace ...

A suivre...

Amicalement vôtre,
Yoko

Le Maroc à l'heure Nyada à L'Institut du monde Arabe

Loin des clichés touristiques, le Maroc est le berceau d’une renaissance artistique importante. « Nyada », en français renaissance, est arrivée. Comme l’explique le commissaire général de l’exposition, Jean-Hubert Martin : « un grand espoir est né avec l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI puis avec les printemps arabes. »


La révolte au cœur des œuvres marocaines
Un besoin de liberté jaillit de partout. En 2000 la jeunesse marocaine s’intéresse à la critique politique et sociale. Dominique, 65 ans, est une enseignante à la retraite. Cette habituée du Musée a voyagé au Maroc plusieurs fois. Elle constate que « plus un pays est oppressé, contraint, plus il y a de la création, plus les artistes se manifestent.. » Les artistes interrogent ainsi les conventions et réagissent. C’est le cas de Batoul S’Himi qui présente une cocotte-minute comme analogie de la montée de la révolte sourde des printemps arabes.

D’autres ont à cœur de dénoncer des événements préoccupants comme Driss Rahaoui qui rend hommage à un groupe d’ouvriers mineurs décédés dans l’explosion d’une mine, au travers d’une installation en noir et blanc. D’autres, éprouvent le besoin de s’exprimer face aux situations alarmantes de l’immigration clandestine par exemple.

Les artistes témoignent à leur façon : absurdité, réalisme et ambiguïté
Ces artistes de la renaissance marocaine n’hésitent pas à mêler le fantastique au réel : l’extraterrestre E.T qui se rend à la mosquée par exemple, où le monstre du Loch Ness qui se baigne aux alentours d’une ville marocaine. Ils témoignent à leur façon des réalités diverses qui existe dans leur société marocaine actuelle. Et cela passe pas des séries de photos absurdes comme celle qui représentent des scènes de classes invraisemblables, ou celles qui mettent en lumières des ânes pour évoquer le système oppressant.

Après le fantasme, les artistes se prennent à organiser, détruire et combiner différents matériaux. Une œuvre attire les plus jeunes : c’est une bête sauvage faite de cirage, de pâte à papier et d’une couverture de survie. « The challengor » du plasticien Max Boufathal fait partie des créations qui illustrent les réflexions des artistes marocains contemporains : qu’est-ce qu’une forme ? Où s’arrête le réel ? Mohamed Tabal, André Elbaz, Yasmina Ziyat tous ont des techniques différentes. Qu’il s’agisse de tableaux surchargés de figures et de couleurs pour l’un, de coupages et de collages pour l’autre ou encore de tissus, chacun s’exprime avec des matériaux dis « pauvres ». Ils cherchent à traduire leur vision du monde avec ces matières inattendues.
Malgré un manque d’information certain, une œuvre fascine : une pyramide opaque est plantée en plein milieu d’une salle. A l’intérieur il fait sombre. Il faut lever la tête pour admirer le « bouquet-suspension » de 77 fleurs lumineuses. Elles représentent les branches de la foi musulmane et sont calquées sur le rythme des battements du cœur.

06/11/2014

David-Xavier Weiss, schizophrène politique ?

David-Xavier Weiss n’a qu’une trentaine d’années mais un parcours déjà bien chargé. Le jeune secrétaire national de l’UMP en charge des médias et des nouvelles technologies, est d’abord passé par l’ESJ-Paris avant d’obtenir un master en sciences politiques. Ancien militant au Parti Socialiste, il change de cap en intégrant le cabinet de Jean-François Copé en 2004. Un revirement qui n’échappe à personne et surtout pas aux journalistes de l’ESJ qui n’épargnent pas David-Xavier Weiss lors de son intervention.

Comment peut-on être encarté à l’UMP en 2014 ?
Je vous retourne la question… comment fait-on pour être au PS en 2014 ? Non, la question est plutôt de savoir « comment on adhère à un parti politique quand on est jeune ? » Les partis ont du mal à laisser une place aux jeunes. Ils sont davantage utilisés pour parfaire la vitrine de certains partis qui veulent redorer leur image.  On ne leur fait pas assez confiance pour leur confier des postes à responsabilité.

Comment expliquez-vous votre changement d’adhésion politique ?
Alors que j’avais été un peu déçu par l’attitude de Lionel Jospin qui a abandonné sa famille politique, j’ai reçu une offre d’emploi pour travailler dans le cabinet de Jean-François Copé. Cette opportunité d’embauche qui était plus alimentaire au début puisque je finissais mes études à l’ESJ-Paris, s’est transformée en réelle adhésion. Le personnage de Copé m’a séduit. Ca été une rencontre intellectuelle et politique. J’ai malgré tout gardé quelques convictions de « gauche » comme l’approbation du mariage pour tous par exemple. En revanche je me suis retrouvé dans le positionnement libéral en économie de l’UMP.

Vous entendez-vous toujours politiquement avec vos collaborateurs ?
Je n’ai pas toujours été en phase avec mon parti notamment lors de la désignation de Valérie Pécresse où j’ai préféré soutenir Jean-Paul Huchon (PS) ce qui m’a mis en porte à faux dans mon propre camp. Ou plus récemment lorsqu’il a été question du mariage pour tous. En ce qui me concerne je pense que le mariage n’est pas l’affaire des politiques, cela relève du privé. Donner le droit aux homosexuels de se marier n’impacte en rien la vie des couples hétérosexuels selon moi.

Était-ce un pari risqué pour Jean-François Copé de vous embaucher ?
A cette époque j’avais cessé les actions militantes depuis plus de deux ans. Même si j’avais encore ma carte au PS, je ne représentais pas un « danger ». Pour Copé c’était aussi l’occasion d’avoir à ses côtés quelqu’un qui avait fréquenté d’autres personnalités. Copé n'est pas quelqu'un de sectaire, il a une image médiatique qui ne correspond pas à ce qu'il est réellement quand on le connaît un peu.

Envisagez-vous un retour au PS ?
Non je ne ferai pas d’aller-retour. En revanche, soutenir un candidat PS ne me dérange pas. Car je reste d’accord avec certaines idées des candidats socialistes. On ne peut pas quitter le navire dès qu’il n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait. A moins d’aller dans les extrêmes, ce qui ne me semble pas être un bon choix.

Votre profil est-il courant au sein de l’UMP?
Mon profil qu’on pourrait qualifier de progressiste est de plus en plus courant chez les jeunes. Par exemple Marie-Laure Harel élue dans le troisième arrondissement de Paris, elle est la plus jeune conseillère de la capitale. La nouvelle génération me semble être beaucoup plus en phase avec des positions progressistes sur les sujets de société. Même si l’on ne peut évidemment pas généraliser ça à l’ensemble des partisans UMP.

30/10/2014

Dans la peau d'un jeune soldat Français en Centrafrique

Pour que la paix puisse exister un jour dans le monde entier il faut s'instruire. La communication et les échanges humains sont la clé pour une paix durable.
C'est pour cela que j'ai voulu découvrir les coulisses de la mission militaire en Centrafrique.
Pour comprendre ce qui se passe dans notre monde agité. Après avoir regardé le reportage d'investigation de France Ô, je suis allée à la rencontre de Maxime*, un jeune soldat engagé dans l'armée Française, aujourd'hui revenu de la mission Sangaris.

Combien de temps avez-vous été mobilisé en Centrafrique ? 
La mission a duré quatre mois, au printemps 2014.

Depuis combien de temps étiez-vous engagé dans l'armée ?
Cela fait deux ans et dix mois aujourd'hui donc deux ans et demi

Pourquoi aviez-vous décidé de rentrer dans l'armée ?
Le métier m'intéressait, je voulais acquérir de l'expérience et puis de toute façon je ne me voyais pas faire des études. 

Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de votre départ ?
Ce n'était pas prévu initialement. On devait partir à Djibouti rejoindre les forces prépositionnées. Les régiments y sont appelés à tour de rôle. Trois mois avant le départ on a été prévenu du changement de programme et de notre mission en Centrafrique. J'étais plutôt content de cette nouvelle car dans mon esprit on allait davantage exercer notre métier dans les forces Sangaris que dans la base de Djibouti. Certains militaires avaient déjà été envoyés en mission - en Afghanistan par exemple, ils étaient donc réticents à l'idée de partir avec des jeunes non expérimentés comme moi. Mais plus les mois ont passés, plus les entrainement se sont révélés positifs, de quoi rassurer tout le monde.

Quelles étaient vos conditions de travail sur place ? Quid de l'accueil des populations ? 
En ce qui concerne la nourriture nous n'avions que des rations de combat. La logistique quant à elle était rudimentaire. Les trois premiers jours en arrivant à Bangui, on a dormi en tente. Puis on s'est déplacé à l'ambassade Française qui était vide. On s'est alors entassés à quarante dans 20m². C'était très compliqué de dormir : la chaleur, le manque d'intimité et d'espace... Début avril, on est parti vers l'est et les conditions de sommeil se sont encore dégradées : on n'avait pas d'endroit d'accueil, on a donc demandé au maire si on pouvait investir un champ. On a dormi à la belle étoile pendant deux mois, dans nos lit de camp avec les moustiquaires et des bâches pour éviter d'être trempés. On avait les pieds dans la boue. Ensuite on a passé quelques jours en ville sous des tentes pour enfin être hébergé par la MISCA où nous étions plus que neuf dans 20m².
Enfin concernant l'hygiène on a dû faire une partie de la mission sans produits. On nous avait demandé d'acheter de grandes quantités de gels douche, de dentifrices et autres fournitures pour ne pas en manquer une fois sur place, or les cartons ont été envoyés séparément. On les attendu pour finalement faire sans et se débrouiller en demandant à la population. C'est finalement quand l'information (nos plaintes) est remontée jusqu'au généraux qu'un avion a débarqué trois jours après. Ce qui a été sûrement le plus dur a supporter ce sont les toilettes artisanales : on creuse une fosse à une centaine de mètres du campement. Mais avec la chaleur les odeurs remontent. 

A notre arrivée la population était très septique. On entendait même crier « Sangaris voleurs de diamants ». Mais au fur et à mesure de nos déplacements, les gens étaient heureux en nous voyant. Ils nous ont acceptés.

26/10/2014

Eric Fottorino, Mister Monde


Fort de sa réussite au quotidien Le Monde, Eric Fottorino récidive. Après avoir redonné une seconde jeunesse au journal de centre gauche dans les années 2000, il lance un hebdomadaire qui se veut calqué sur les périodiques riches en contenus. Le « 1 » apparaît alors comme une solution à la crise qui menace la presse écrite.

Modeste dans son allure, l'homme paraît quelques peu dépassé par la mode – sa veste en laine aux motifs improbables semble sortir tout droit du film Retour vers le futur. Il s’installe et sourit.  Il est calme, et par conséquent agréable à écouter. L’audience se transforme : toutes les oreilles sont attentives à l’histoire que raconte Monsieur Fottorino, cet homme qui impressionne.

Le journaliste tente d’exposer sa vision de la presse écrite, précisant son histoire mais également son évolution. Cela fait quelques années qu’il ressent le besoin de rafraîchir ce média boudé par la jeune génération, celle qui ne peut se passer de smartphones ou autres gadgets électroniques. Cette jeunesse emportée par la vague internet et ses informations immédiates. A l’heure où les journaux gratuits sont retrouvés piétinés dans les couloirs du métro, où les contenus de la presse écrite payants sont disponibles gratuitement sur les sites internet des grands journaux, et où le temps de l’information explose à une vitesse surprenante, une question taraude les esprits : à quoi peut bien servir un journal papier ? 

Cette question, il se la pose une première fois en 2005 lorsqu’il se voit confier la lourde tâche de refonder Le Monde et de faire cohabiter la version papier et le site internet encore balbutiant. Il se demande alors comment mettre en exergue l’intérêt de la presse écrite quand le présent devient une valeur absolue dépourvue de réflexion et sans inscription dans l’avenir. Il observe surtout que ces ruptures de temps provoquent des traumatismes aux journalistes qui se retrouvent à relayer des informations, le plus vite possible – sur les chaînes TV en continu par exemple, sans pouvoir prendre le temps d’apporter une valeur ajoutée. 

Il considère alors que le journal doit abandonner le mythe de l’exhaustivité. Comprenez qu’un journal ne peut tout contenir s’il veut traiter chaque information avec minutie. Quand une information ne peut être étoffée elle n’a pas sa place dans le journal papier, il ne faut pas imprimer de brève sans intérêt. Le journal doit être en mesure de hiérarchiser et de structurer un paysage d’informations. Il doit être capable de donner du sens et des explications supplémentaires au lecteur. « Laissons à internet le droit d’aller vite » affirme-t-il. Puisqu’il n’a aucun concurrent possible, « il faut garder le papier comme machine à réfléchir. »
Il s’efforce ainsi de choisir cinq ou six grands thèmes à développer dans la nouvelle formule, crée de nouvelles rubriques tout en ayant une priorité en tête : rappeler les évidences ! Il explique qu’il n’y a rien de plus « terrible pour un lecteur de décrocher parce qu’il sait qu’il n’a pas assez de connaissances. » 

Il se pose cette question une seconde fois en avril 2014 quand il souhaite créer un nouveau support papier. Mais en quoi le "1" concentre-t-il toutes ces exigences ? Il propose une offre éditoriale différente et est présenté dans un format original. L’hebdomadaire se lit rapidement, car s’il y a bien un constat qu’Eric Fottorino et son associé Laurent Greilsamer ont fait, c’est que les lecteurs peuvent être pris d’un sentiment de culpabilité dès lors qu’ils ne lisent pas entièrement un journal trop garni. Le "1" rassemble des  articles longs, des textes de fonds mais le tout est lu entre 45 minutes et une heure. Leur but : présenter un journal bref qui soit agréable à lire. La pagination est faible, la mise en page est très soignée et le format de pliage allie praticité et innovation. L’origine du nom ? Chaque mercredi c’est un seul sujet d’actualité qui est traité, sous différents aspects, avec des angles qui peuvent parfois s’opposer. Car c’est l’ambition des deux hommes : recruter des écrivains, philosophes, journalistes, entrepreneurs, économistes d’univers variés.  « Pour créer un objet différent il fallait le penser différemment avec des gens qui ont des opinions différentes. »

La forme et le fond sont liés : sensible et rationnel à la fois. Il faut créer  un bel objet que les lecteurs aient à cœur de conserver. 

Amicalement vôtre,
Yoko

23/10/2014

Arnaud Ramsay : « Je ne me considère pas comme un fonctionnaire de la presse. »

A 42 ans, l’homme qui se présente, en retard, dans l’amphithéâtre de la rue Tolbiac, a un CV aussi rempli qu’un stade de foot lors d’une finale de coupe du Monde. Arnaud Ramsay a écumé toutes les rédactions. Avec une motivation infaillible, l’homme qui était autrefois un enfant passionné de sport, ne cesse de se réinventer tout en assumant son identité. Etonnamment mal à l’aise devant l’audience d’apprentis journalistes, le regard fuyant, cet homme pourtant devenu une référence dans le métier, a la bougeotte. La quarantaine passée il a déjà occupé une dizaine de postes différents.

Il débute sa carrière alors qu’il est à peine plus âgé que le jeune Nicolas Anelka en centre de formation. Armé de courage et animé par son envie d’écrire, Arnaud Ramsay commence très modestement avec un ami d’enfance à vendre un petit journal créé par leurs soins, dans son quartier. De l’écriture à la mise en page, les deux jeunes amis vont prendre goût à l’activité qui inspire fortement le futur homme des sports de M6. Il va jusqu’à créer sa propre revue, vitrine qu’il ne manque pas de mettre en valeur auprès des rédactions et notamment de celle de France Football qu’il intègre après son service militaire pour relire des papiers le dimanche. Il précise que « le plus dur c’est d’être payé pour ce que l’on fait ». Mais ce n’est pas l’argent qui le motive. Tout au long de son parcours il alterne entre de grands postes à responsabilités, avec des salaires confortables, et des postes où le challenge est plus fort et la paie moins rassurante.

« Je ne suis pas un journaliste sportif, je suis journaliste ! », clame-t-il. Ramsay n’est pas un homme qui a longuement trainé sur les bancs de l’école. Il fréquente les études supérieures tout juste le temps d’obtenir son diplôme de journaliste à l’ESJ-Paris et de détenir un passeport valide pour continuer son ascension dans ce monde qu’il connait déjà un peu. Arnaud Ramsay est un curieux et son travail ne se résume pas qu’au sport. Il a un bagage généraliste grâce à l’ESJ qui lui permet de traiter l’actualité générale. Il préfère annoncer la couleur d’emblée : « je suis fier du diplôme mais je n’ai gardé aucun contact avec les étudiants de ma promo ». Qu’on se le dise, l’homme est déjà ambitieux et ne s’en cache pas : il obtient son premier job grâce au culot et il en va de même pour les suivants.

Lorsqu’il officie à France Football dans la rubrique La Gazette, il s’efforce d’affûter sa patte. Il veut se démarquer et organise des interviews de sportifs sur des thématiques bien différentes du sport, ou àa contrario, invite des artistes, chanteurs ou acteurs à parler de football avec lui.
C’est aussi grâce à ce premier poste de journaliste qu’il apprend à s’approprier l’histoire sportive, à cultiver ses connaissances dans ce domaine. Il s’éduque pour digérer les événements passés et ainsi éviter la manipulation et les pièges propres à la communication.

Arnaud Ramsay veut être entendu quand il argue que « tous les journalistes spécialisés dans le sport ne sont pas des sportifs frustrés ! » C’est tout le contraire qu’il veut démontrer. Le journalisme est un métier complexe et le sport permet de brasser la matière la plus large et de se confronter à des univers que l’on considère comme un peu opaques compte tenu des enjeux.

Dans sa carrière il démissionne quatre fois. C’est le jeu des transferts et des opportunités ! Une première fois de France Football pour rejoindre le Journal du Dimanche. Une seconde fois pour prendre la tête de la rédaction du nouveau site internet du JDD. Une troisième fois alors qu’il avait été approché par la chaîne M6 et qu’il était en charge du journal des sports pour commencer une nouvelle aventure en presse papier. Enfin une dernière fois lorsqu’il quitte France Soir pour créer sa propre structure. L’indépendance il en rêve depuis toujours. Il assume ses choix. Aujourd’hui il joue à domicile, sur son propre terrain.
Amicalement vôtre,
Yoko