17/12/2014

L'émission phare de TF1 reprend pour une quatrième saison


Pour ma toute première "conf de presse", c'est TF1 et l'émission The Voice qui m'ont baptisée ! 
Rendez-vous est pris ce jour, à 19h. Et c'est sous une météo capricieuse, un crachat brumeux fort sympathique, que nous nous sommes réfugiés au 1, quai du point du jour à Boulogne, dans les locaux de la chaîne privée.

L'accueil est efficace, quelques minutes seulement après notre arrivée nous pénétrons dans l'auditorium, où la conférence doit se tenir. Le "live tweet" est en place : les journalistes sont invités à poster des messages sur le réseau social Twitter en temps réel... Je joue le jeu, après tout je suis une journaliste "en formation" ! Figurez-vous que je n'ai jamais eu autant de retweets !

L'intérêt majeur de l'événement : on a des extraits des auditions à l'aveugle exclusifs... frissons et larmes garantis !
Zazie, recrutée cette année pour succéder à Garou en tant que coach avait déjà été contactée dès la première saison. Désormais disponible elle est ravie d'avoir un peu de recul. Pour Jenifer, "c'est une grande bouffée d'oxygène pour nous tous". Outre le fait qu'elle garantie désormais la parité (2 filles, 2 garçons), c'est une artiste avec une vision différente.
Et la saison réserve des nouveautés telles que la possibilité pour les internautes de choisir les titres que les talents devront interpréter. Et cette année également, comme dans la version américaine, les coachs pourront récupérer des talents lors des battles mais aussi à la suite de l'épreuve ultime.

Vincent Panozzo, directeur de l'unité de divertissement de Shine France, la société de production qui gère The Voice, a affirmé que la force de l'émission c'était la complémentarité des talents. Et cette année ils seront plus d'une centaine à se "battre" sur scène. "On va mettre l'accent sur la musique" a rajouté Vincent Panozzo. 

Après une heure de conférence, on est invités à descendre au buffet, où une gourmande collation nous est réservée.

TF1 a sorti le grand jeu : communication réactive, espaces photos, (et je ne vous parle pas des petits fours).L'occasion pour moi de rencontrer certains acteurs du métier et d'échanger. Un bon moment donc !

On repart avec une eau de parfum spéciale The Voice... Si ça c'est pas du marketing maîtrisé...


Amicalement vôtre,
Yoko

12/12/2014

Miss France 2015 : j'y étais pour de vrai !


Tout commence lorsque je reçois un coup de téléphone d'une amie proche, un jour de novembre... "Ça te dirait de m'accompagner aux Miss France ?"
J'avoue que je n'aurai pas spontanément décidé d'y aller, mais avec une telle proposition je ne pouvais refuser, après tout on a le droit à son petit moment de féerie.

Samedi dernier, le 6 décembre, je prends la route avec mon amie direction Orléans. La période de Noël est toujours propice aux ballades en ville où les décorations lumineuses éclairent les rues.

Tout s'est accéléré, lorsqu'à 18h il a fallu chausser mes souliers de Cendrillon et revêtir ma belle tunique. Tenue de soirée exigée, on ne blague pas avec ce genre d'événement. Sur place d'ailleurs, les rivales étaient nombreuses : anciennes Miss, ou célébrités empaquetées dans des robes à longues traînes... tous le gratin était présent !

Malgré l'heure d'avance que nous avions prévue - rien ne présageait que l'on se trompe d'itinéraire pour rejoindre le Zenith n'est-ce pas ? - le stress est vite monté quand nous nous sommes rendue compte que nous nous dirigions à l'opposé du lieu dit... Une fois sur place, après une folle course en talons aiguilles et après avoir croisé des policiers amusés par notre démarche cocasse, nous avons enfin réussit à pénétré dans l'antre du concours de beauté.

Rassurées et bien installées nous avons patiemment attendu le lancement du show en direct. Jean-Pierre Foucault était accompagné de Patrick Bruel, le président du jury de cette année, de la chanteuse Shym, de l'ancienne Miss France 2008 Valérie Bègue, du flic de la série Profilage Philippe Bas, de l'humoriste Québécois Stéphane Rousseau, de l'animateur Jean-Luc Reichmann et de la célèbre nageuse française Laure Manaudou. La sportive qui n'a d'ailleurs pas décroché un sourire de la soirée...

Le show aura duré près de trois heures. Trois heures que je n'ai pas vu passer... Des paillettes, une belle mise en scène, et bien sûr de ravissantes jeunes filles en robes de hautes coutures.

Je vous laisse écouter l'annonce des résultats.. l'hystérie nous gagne à ce moment précis ..Pari(s)-ci

J'ai même réussi à me faufiler à la fin du spectacle près de la scène où j'ai pu recueillir les sentiments à chaud de certaines Miss comme Miss Pays de Loire, Flavy Facon (ma région natale vous l'aurez compris), éliminée dès le premier tour. Elle se dit ravie d'être allé jusque là, et elle répond à mes questions ici...

Enfin, c'est un professionnel, le directeur de la photographie Jean-Philippe Bourdon, qui m'a "éclairée" sur l'organisation du concours.

A bord de notre bolide, une Yaris âgée de 20 ans, nous somme reparties ; Céline Dion en fond sonore pour nous accompagner.. je vous l'ai dit, on ne blague pas !

Amicalement vôtre,
Yoko

25/11/2014

Beigbeder, l'enfant provocateur, plutôt sympa


« Je peux juste parler de moi, mais en fait j’aime bien ça » ironise Frédéric Beigbeder. 
Attendu comme le Messie, l’écrivain et ancien publicitaire n’a qu’une heure à accorder à son audience ce mardi 18 novembre. « On est en plein bouclage, moi je suis là pendant qu’ils sont tous en train de bosser » clame-t-il oscillant entre sentiment de fierté et sens du devoir. Le rédacteur en chef de la revue Lui ne se plaint pas, même si c’est son passe-temps favori. Il l’affirme « j’aime bien le confort, je viens d’un milieu bourgeois mais j’aime tout critiquer et me lamenter toute la journée. »

Il se fiche d’être étiqueté « écrivain provocateur » même s’il avoue que ce n’est pas toujours agréable d’être mis dans des cases. Avec beaucoup d’autodérision – c’est aussi sa marque de fabrique, il confie que son surnom « le Che Guevara des Flores » donné par Bernard Pivot le résume plutôt bien. Et puis c’est une tradition française le provocateur de salon !

Parmi les quelques conseils avisés qu’il débite, il incite les jeunes journalistes, et les autres, à lire la presse étrangère. C’est ce qui l’inspire et c’est grâce à elle qu’il a pu proposer bon nombres de chroniques à la presse Française, qui elle ne lit pas les journaux étrangers, selon lui.

« C’est toujours difficile d’accepter quand quelqu’un a une meilleure idée que soi… mais ce n’est pas grave ! » dit-il. Plus personne ne bouge, tout le monde est suspendu aux lèvres de l’ancien publicitaire qui poursuit « ce n’est pas grave puisqu’il suffit de la piquer, de se l’approprier ! »
L’homme ne pense pas s’être assagit mais concède que les Français peuvent en avoir l’impression. Il fait une petite confidence à l’assemblée des étudiants de l’ESJ : il souhaite revenir à la satire. Car c’est ce qu’il aime ; « le cynisme n’est qu’une manière de dire la vérité » assène-t-il.

Jusque là, son humour avait séduit la majorité. Mais voilà que Frédéric Beigbeder déclare que tous les journalistes sont des enfants, comme lui, qui ne veulent pas grandir, qui rejettent toute forme de responsabilités. Il semble oublier que tout le monde n’a pas sa nonchalance pour jouer dans la cour des grands sans n’en avoir rien à faire. Au contraire, la plupart des apprentis journalistes se lance dans ce métier en ayant l'ambition de relayer des informations lourdes de sens et de conséquences entraînant ainsi, normalement, un devoir de responsabilité.

Heureusement, l’auteur de L’amour dure trois ans, dit des choses plus sensées lorsqu’il s’exprime sur la polémique qui concerne Fleur Pellerin qui n’a lu aucun livre du prix Nobel de littérature Patrick Modiano. « C’est assez pathétique mais c’est surtout triste pour elle car elle passe à côté de quelque chose. » Il enfonce la ministre de la culture en poursuivant « c’est surtout une grave erreur de communication, elle aurait au moins pu avoir le temps de lire une fiche wikipédia. » Pour enfin conclure « c’est inquiétant qu’elle ne connaisse pas Modiano alors qu’il écrit depuis 1968. »
Evidemment, on ne la fait pas à un passionné du genre. La littérature c’est une grande partie de sa vie. Et si des brigands mettaient le feu à sa maison, il sauverait sûrement en priorité des livres qu’il n’a pas encore lus comme Les essais de Montaigne – il s’en excuse, ou Les démons de Dostoïevski. 

Amicalement vôtre,
Yoko

18/11/2014

"Demander à un auteur de parler de son travail, c'est comme demander à une oie de parler de son foie gras" Proust


Il est venu, il a vu et il a vaincu, enfin presque. Le "Che Guevara du Flore" alias Frédéric Beigbeder nous a accordé 1h15 de son précieux temps, alors en plein bouclage de Lui, la fameuse revue qu'il a remis au goût du jour.
Selena Théret, apprentie journaliste révise la fiche Wikipédia de l'écrivain avec une certaine audace ...

A suivre...

Amicalement vôtre,
Yoko

Le Maroc à l'heure Nyada à L'Institut du monde Arabe

Loin des clichés touristiques, le Maroc est le berceau d’une renaissance artistique importante. « Nyada », en français renaissance, est arrivée. Comme l’explique le commissaire général de l’exposition, Jean-Hubert Martin : « un grand espoir est né avec l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI puis avec les printemps arabes. »


La révolte au cœur des œuvres marocaines
Un besoin de liberté jaillit de partout. En 2000 la jeunesse marocaine s’intéresse à la critique politique et sociale. Dominique, 65 ans, est une enseignante à la retraite. Cette habituée du Musée a voyagé au Maroc plusieurs fois. Elle constate que « plus un pays est oppressé, contraint, plus il y a de la création, plus les artistes se manifestent.. » Les artistes interrogent ainsi les conventions et réagissent. C’est le cas de Batoul S’Himi qui présente une cocotte-minute comme analogie de la montée de la révolte sourde des printemps arabes.

D’autres ont à cœur de dénoncer des événements préoccupants comme Driss Rahaoui qui rend hommage à un groupe d’ouvriers mineurs décédés dans l’explosion d’une mine, au travers d’une installation en noir et blanc. D’autres, éprouvent le besoin de s’exprimer face aux situations alarmantes de l’immigration clandestine par exemple.

Les artistes témoignent à leur façon : absurdité, réalisme et ambiguïté
Ces artistes de la renaissance marocaine n’hésitent pas à mêler le fantastique au réel : l’extraterrestre E.T qui se rend à la mosquée par exemple, où le monstre du Loch Ness qui se baigne aux alentours d’une ville marocaine. Ils témoignent à leur façon des réalités diverses qui existe dans leur société marocaine actuelle. Et cela passe pas des séries de photos absurdes comme celle qui représentent des scènes de classes invraisemblables, ou celles qui mettent en lumières des ânes pour évoquer le système oppressant.

Après le fantasme, les artistes se prennent à organiser, détruire et combiner différents matériaux. Une œuvre attire les plus jeunes : c’est une bête sauvage faite de cirage, de pâte à papier et d’une couverture de survie. « The challengor » du plasticien Max Boufathal fait partie des créations qui illustrent les réflexions des artistes marocains contemporains : qu’est-ce qu’une forme ? Où s’arrête le réel ? Mohamed Tabal, André Elbaz, Yasmina Ziyat tous ont des techniques différentes. Qu’il s’agisse de tableaux surchargés de figures et de couleurs pour l’un, de coupages et de collages pour l’autre ou encore de tissus, chacun s’exprime avec des matériaux dis « pauvres ». Ils cherchent à traduire leur vision du monde avec ces matières inattendues.
Malgré un manque d’information certain, une œuvre fascine : une pyramide opaque est plantée en plein milieu d’une salle. A l’intérieur il fait sombre. Il faut lever la tête pour admirer le « bouquet-suspension » de 77 fleurs lumineuses. Elles représentent les branches de la foi musulmane et sont calquées sur le rythme des battements du cœur.

06/11/2014

David-Xavier Weiss, schizophrène politique ?

David-Xavier Weiss n’a qu’une trentaine d’années mais un parcours déjà bien chargé. Le jeune secrétaire national de l’UMP en charge des médias et des nouvelles technologies, est d’abord passé par l’ESJ-Paris avant d’obtenir un master en sciences politiques. Ancien militant au Parti Socialiste, il change de cap en intégrant le cabinet de Jean-François Copé en 2004. Un revirement qui n’échappe à personne et surtout pas aux journalistes de l’ESJ qui n’épargnent pas David-Xavier Weiss lors de son intervention.

Comment peut-on être encarté à l’UMP en 2014 ?
Je vous retourne la question… comment fait-on pour être au PS en 2014 ? Non, la question est plutôt de savoir « comment on adhère à un parti politique quand on est jeune ? » Les partis ont du mal à laisser une place aux jeunes. Ils sont davantage utilisés pour parfaire la vitrine de certains partis qui veulent redorer leur image.  On ne leur fait pas assez confiance pour leur confier des postes à responsabilité.

Comment expliquez-vous votre changement d’adhésion politique ?
Alors que j’avais été un peu déçu par l’attitude de Lionel Jospin qui a abandonné sa famille politique, j’ai reçu une offre d’emploi pour travailler dans le cabinet de Jean-François Copé. Cette opportunité d’embauche qui était plus alimentaire au début puisque je finissais mes études à l’ESJ-Paris, s’est transformée en réelle adhésion. Le personnage de Copé m’a séduit. Ca été une rencontre intellectuelle et politique. J’ai malgré tout gardé quelques convictions de « gauche » comme l’approbation du mariage pour tous par exemple. En revanche je me suis retrouvé dans le positionnement libéral en économie de l’UMP.

Vous entendez-vous toujours politiquement avec vos collaborateurs ?
Je n’ai pas toujours été en phase avec mon parti notamment lors de la désignation de Valérie Pécresse où j’ai préféré soutenir Jean-Paul Huchon (PS) ce qui m’a mis en porte à faux dans mon propre camp. Ou plus récemment lorsqu’il a été question du mariage pour tous. En ce qui me concerne je pense que le mariage n’est pas l’affaire des politiques, cela relève du privé. Donner le droit aux homosexuels de se marier n’impacte en rien la vie des couples hétérosexuels selon moi.

Était-ce un pari risqué pour Jean-François Copé de vous embaucher ?
A cette époque j’avais cessé les actions militantes depuis plus de deux ans. Même si j’avais encore ma carte au PS, je ne représentais pas un « danger ». Pour Copé c’était aussi l’occasion d’avoir à ses côtés quelqu’un qui avait fréquenté d’autres personnalités. Copé n'est pas quelqu'un de sectaire, il a une image médiatique qui ne correspond pas à ce qu'il est réellement quand on le connaît un peu.

Envisagez-vous un retour au PS ?
Non je ne ferai pas d’aller-retour. En revanche, soutenir un candidat PS ne me dérange pas. Car je reste d’accord avec certaines idées des candidats socialistes. On ne peut pas quitter le navire dès qu’il n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait. A moins d’aller dans les extrêmes, ce qui ne me semble pas être un bon choix.

Votre profil est-il courant au sein de l’UMP?
Mon profil qu’on pourrait qualifier de progressiste est de plus en plus courant chez les jeunes. Par exemple Marie-Laure Harel élue dans le troisième arrondissement de Paris, elle est la plus jeune conseillère de la capitale. La nouvelle génération me semble être beaucoup plus en phase avec des positions progressistes sur les sujets de société. Même si l’on ne peut évidemment pas généraliser ça à l’ensemble des partisans UMP.

30/10/2014

Dans la peau d'un jeune soldat Français en Centrafrique

Pour que la paix puisse exister un jour dans le monde entier il faut s'instruire. La communication et les échanges humains sont la clé pour une paix durable.
C'est pour cela que j'ai voulu découvrir les coulisses de la mission militaire en Centrafrique.
Pour comprendre ce qui se passe dans notre monde agité. Après avoir regardé le reportage d'investigation de France Ô, je suis allée à la rencontre de Maxime*, un jeune soldat engagé dans l'armée Française, aujourd'hui revenu de la mission Sangaris.

Combien de temps avez-vous été mobilisé en Centrafrique ? 
La mission a duré quatre mois, au printemps 2014.

Depuis combien de temps étiez-vous engagé dans l'armée ?
Cela fait deux ans et dix mois aujourd'hui donc deux ans et demi

Pourquoi aviez-vous décidé de rentrer dans l'armée ?
Le métier m'intéressait, je voulais acquérir de l'expérience et puis de toute façon je ne me voyais pas faire des études. 

Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de votre départ ?
Ce n'était pas prévu initialement. On devait partir à Djibouti rejoindre les forces prépositionnées. Les régiments y sont appelés à tour de rôle. Trois mois avant le départ on a été prévenu du changement de programme et de notre mission en Centrafrique. J'étais plutôt content de cette nouvelle car dans mon esprit on allait davantage exercer notre métier dans les forces Sangaris que dans la base de Djibouti. Certains militaires avaient déjà été envoyés en mission - en Afghanistan par exemple, ils étaient donc réticents à l'idée de partir avec des jeunes non expérimentés comme moi. Mais plus les mois ont passés, plus les entrainement se sont révélés positifs, de quoi rassurer tout le monde.

Quelles étaient vos conditions de travail sur place ? Quid de l'accueil des populations ? 
En ce qui concerne la nourriture nous n'avions que des rations de combat. La logistique quant à elle était rudimentaire. Les trois premiers jours en arrivant à Bangui, on a dormi en tente. Puis on s'est déplacé à l'ambassade Française qui était vide. On s'est alors entassés à quarante dans 20m². C'était très compliqué de dormir : la chaleur, le manque d'intimité et d'espace... Début avril, on est parti vers l'est et les conditions de sommeil se sont encore dégradées : on n'avait pas d'endroit d'accueil, on a donc demandé au maire si on pouvait investir un champ. On a dormi à la belle étoile pendant deux mois, dans nos lit de camp avec les moustiquaires et des bâches pour éviter d'être trempés. On avait les pieds dans la boue. Ensuite on a passé quelques jours en ville sous des tentes pour enfin être hébergé par la MISCA où nous étions plus que neuf dans 20m².
Enfin concernant l'hygiène on a dû faire une partie de la mission sans produits. On nous avait demandé d'acheter de grandes quantités de gels douche, de dentifrices et autres fournitures pour ne pas en manquer une fois sur place, or les cartons ont été envoyés séparément. On les attendu pour finalement faire sans et se débrouiller en demandant à la population. C'est finalement quand l'information (nos plaintes) est remontée jusqu'au généraux qu'un avion a débarqué trois jours après. Ce qui a été sûrement le plus dur a supporter ce sont les toilettes artisanales : on creuse une fosse à une centaine de mètres du campement. Mais avec la chaleur les odeurs remontent. 

A notre arrivée la population était très septique. On entendait même crier « Sangaris voleurs de diamants ». Mais au fur et à mesure de nos déplacements, les gens étaient heureux en nous voyant. Ils nous ont acceptés.