09/04/2014

Au cinéma ces dernières semaines ...

Deux comédies en deux semaines.
Et deux films qui m'ont beaucoup plu.

L'un retrace la vie d'un couple de trentenaires sur le point de se marier.. l'autre d'un couple de trentenaires aussi, qui lui, vient juste d'investir dans un appartement. Le premier a tout pour lui. En tout cas, aux premiers abords, l'amour est au beau fixe. Le second lui, a presque l'air de vaciller. Jusqu'au jour où tout va basculer pour l'un comme pour l'autre.

Dans le film de Manu Payet, la comédie est légère et généreuse à la fois. Les répliques sont piquantes et drôles et les situations alternent entre le cocasse ou le grave. J'ai même eu un fou rire ! Et puis les situations de la vie quotidienne sont dépeintes avec beaucoup de vérité : le passage sur les galettes de riz au petit déjeuner est culte. Ou quand Juliette écrit les deux ou trois choses qu'il reste à faire à Ben et qu'il sera incapable de réaliser en une semaine... "Situation amoureuse : c'est compliqué" est à voir notamment parce qu'en plus le couple Manu Payet - Anaïs Demoustier fonctionne à merveille (oui on sait ils sont ensemble dans la "vraie vie").

Dans "Les gazelles" de Mona Achache, une comédie désinvolte, le message en filigrane vise à un certain nombre de réflexions. Et puis l'originalité du film se trouve aussi dans sa fin qui n'est pas une "happy end" ! Ainsi c'est une comédie enlevée sur le thème de la peur de l'engagement, de la crainte du ronronnement du couple et donc de sa rupture et donne lieu à des situations plus ou moins joyeuses et provoquent des moments de vérité. (Au passage le générique est génialement réalisé !)
Dans ces deux comédies réussies, les acteurs (premiers et seconds rôles) sont justes, pétillants et appliqués ! La "connasse" de Canal+, Balasko, Philippe Dusquene...



A l'inverse, je ne vous recommande pas "Supercondriaque". Lourd, longuait et invressemblable à certains moments. Et bien que j'apprécie les acteurs, le jeu de Dany Bon par exemple, mériterait un peu moins d'exagération, et d'un peu plus de variante.

Amicalement vôtre,
Yoko 

13/03/2014

Henri Cartier Bresson au Centre Pompidou

La rétrospective consacrée au photographe Henri Cartier-Bresson a attiré foule au matin du dimanche 17 février 2014. Dans la file d’attente, des familles, des jeunes et des moins jeunes, des touristes et des passionnés. Un éclectisme qui traduit l’ampleur de l’œuvre d’un l’artiste connu et reconnu au-delà des frontières françaises.

Même s’il est difficile de réduire son travail en une seule entité stylistique, il est important de s’attarder tout d’abord sur une période précise. Celle qu’il a consacrée à ses enquêtes thématiques après la seconde guerre mondiale. Cette activité, H. Cartier-Bresson l’a développé en parallèle des reportages journalistiques qu’il produit. Il photographie ainsi des motifs récurrents dans chacun des pays qu’il visite.

« J’observe, j’observe, j’observe. C’est par les yeux que je comprends. » affirmait le génie de la composition

L’homme s’intéresse aux grandes questions de la seconde moitié du XXe siècle. Il traite divers sujets au travers de ces enquêtes transversales : le secteur industriel, la société de consommation, les foules ou encore la représentation du pouvoir dans l’espace public.
Avec les clichés de son Leica, Cartier-Bresson nous dévoile un regard. Le sien, interrogateur et curieux. Comme lorsqu’il traque les consommateurs américains devant les vitrines des grandes surfaces et qu’il capte leurs regards emplis de désir et de convoitise.

Ici des enfants, la bouche grande ouverte, admirent des petites voitures sur un étal de magasin.

Cette « anthropologie visuelle » dont parle le commissaire de l’exposition Clément Chéroux, nait chez Cartier-Bresson de l’observation des sociétés d’après-guerre. Le photographe témoigne des attitudes partagées par les populations bouleversées après 1945. Il va par exemple, consacrer une série de photographies à la relation physique qui existe entre l’homme et sa machine. Cartier-Bresson n’est pas là pour critiquer. Il constate que l’ouvrier est censé maîtriser son outil car il l’a créé. Mais le paradoxe se trouve dans l’aliénation de l’homme à sa machine. Et c’est ce qui intéresse l’artiste, qui saisit des instants du quotidien où le rapport de force entre l’objet et son instigateur peut être visible.
En outre, dans cette même optique, il aime à rappeler au travers de ses enquêtes, que les images du XXe siècle sont devenues les vecteurs du pouvoir politique. Il photographie ainsi les représentations de ce pouvoir parfois disproportionnées (icones matérialisées en statues ou sur des affiches). C’est un moyen pour lui de développer sa clairvoyance et de tenter de sensibiliser les populations sur le sujet des influences politiques.
Enfin, le photographe-journaliste-artiste s’exerce à la composition avec la foule. Partout où il se rend, Henri Cartier-Bresson pose son regard sur les rassemblements de personnes et leur mouvement.

« Il n’y a pas un, mais plusieurs Henri Cartier Bresson. » avance le Centre Pompidou

L’exposition a réussi son pari. L’image de ce photographe aux multiples facettes est renouvelée. On cessera de cantonner son œuvre à « l’instant décisif ». Ses débuts dans l’art abstrait ainsi que son goût pour la géométrie ont façonné des clichés d’une esthétique rare, qu’il est très agréable de contempler. Le travail de composition naturelle entre les jeux d’ombres et les formes de bâtiments (ou d’objets) construit une œuvre d’art complexe par la technique mais simple par la beauté du rendu. En revanche lorsqu’il s’essaie à la technique magique circonstancielle, le résultat est davantage sombre. Les clichés  semblent être sans émotion. Ensuite son engagement militant et ses photographies de presse qui l’ont rendu célèbre auraient peut-être mérité plus de visibilité au lieu d’être « noyées » dans le flot de ses œuvres. Néanmoins, l’idée de l’organisation chronologique des clichés convient parfaitement pour qui veut apprécier l’évolution technique du photographe et celle de sa maturité artistique et journalistique. En revanche, l’après photographie ne présente pas un grand intérêt.
La rétrospective sur le talentueux Henri Cartier-Bresson tient lieu au centre Pompidou jusqu’au 9 juin 2014. Ce qui laisse le temps aux retardataires ou hésitants de s’y rendre pour admirer l’œuvre de celui qui porte plusieurs qualificatifs – photographe, artiste, journaliste. Au travers de plus de 500 photographies, films, documents, peintures regroupant ses plus grandes icônes mais également des images moins connues, vous découvrirez ou redécouvrirez un génie du XXe siècle.

J’ai beaucoup aimé :
- Dans la catégorie « le nombre d’or » :
« Salerne, Italie 1933
« Séville, Espagne
« Florence, Italie
- Dans la catégorie « Explosante fixe »
La célèbre « Derrière la gare St Lazare » 1932
Amicalement vôtre, 
Yoko

« Une nation c’est une langue. Une langue cohérente, qui se parle et s’écrit. »

L’enrichissement de la langue française est un enjeu important car une langue n’est pas une entité figée. Par conséquent, au rythme des évolutions du monde contemporain, l’adaptation du vocabulaire doit être encouragée et facilitée.

Faciliter l’accès à l’information en français, adapter le vocabulaire spécialisée, sont les missions de la délégation à la langue française.
La langue française est devenue la langue de la République en 1992. Mais elle était déjà inscrite dans les textes pendant le règne de François Premier. Renée Zuza et Etienne Quillot travaillent à la Délégation à la langue française, dans le service de l’enrichissement de la langue française. Ils œuvrent pour renouveler le vocabulaire français en incitant à la création de mots nouveaux, à la diffusion et à l’emploi  de termes innovants, les néologismes. Depuis la Loi Toubon en 1994, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) étudie la terminologie, qui correspond à l’ensemble des termes, rigoureusement définis, qui sont spécifiques d’une science, d’une technique ou d’un domaine en particulier. Elle se préoccupe de la bonne compréhension de renseignements spécifiques tels que les notices de médicaments, ou les consignes de sécurité. Leur but est donc de s’assurer que les consommateurs ont accès à des informations dans la langue qu’ils maitrisent le mieux. Car il est primordial que tout le monde puisse comprendre des données utiles au bon déroulement du quotidien. Ils veillent à utiliser un français compréhensible de tous, malgré l’hétérogénéité des niveaux de maîtrise de la langue française dans la société.

A cet effet,  la Délégation met en place des commissions de terminologie et ce depuis 1996. Leur rôle est d’éclairer par des définitions simples et claires les consommateurs, sur un domaine ou un langage spécifique. Ces groupes de travail sont composés d’une vingtaine de personnes dont beaucoup de bénévoles. Pour aboutir à une définition partagée par tous les avis, les séances de commissions durent entre trois mois et un an. Il y a actuellement dix-huit commissions spécialisées dans les secteurs de la chimie, de l’agriculture, de la culture et de la communication ou encore de la justice. En bref, tous les grands domaines sont couverts par ces commissions dirigées par des experts.

En matière de néologie, il a des critères précis visant à  encadrer l’adoption de nouveaux termes. Il convient de se demander s’il est nécessaire de créer un nouveau mot pour désigner une notion. Également se questionner sur le respect du système morphologique syntaxique du français.

Résister au « Soft power » anglais
La Délégation se charge également de traduire des anglicismes. Car l’anglais ne semble pas être la langue qui peut se substituer à toutes les autres. Ce n’est pas une langue pivot. Il faut prêter attention à ce que l’anglicisme ne cache pas des imprécisions françaises. Par exemple la phrase « je partage une information » est fausse. On utilise le mot « partager » qui vient du verbe anglais « to share » au lieu de dire « je transmets une information ».
En outre, dans certains pays les matières scientifiques telles que la biologie ou la chimie ne sont plus dispensées dans leur langue d’origine mais en anglais. En Norvège ou en Suède par exemple. Cette disposition leur confère un avantage : ils maîtrisent l’anglais parfaitement. En revanche, ils rencontrent des difficultés pour communiquer avec leurs patients sans utiliser de termes anglais.

La délégation à la langue française initie donc la production et la diffusion de la terminologie officielle française. Et cherche à la préserver en favorisant les traductions françaises de termes anglais.

Propos de Renée Zuza et Etienne Quillot, jeudi 6 mars 2014

 Amicalement vôtre,
Yoko

18/02/2014

Vive les grands-mères avec la "mamif' 100% Troc'n roll"

Enfin une manif à laquelle je serai ravie de participer. Une manif qui offre de belles perspectives puisqu'elle est susceptible de rassembler petits et grands dans un cadre convivial et chaleureux (ça pourrait donner des idées à certains qui manquent d'ouverture d'esprit.)

Dans 2 semaines, le dimanche 2 mars c'est la célèbre fête des grands-mères. A cette occasion, l'association Fête des Grands-mères organise une journée dédiée à l'échange intergénérationnel : le troc est de la partie puisque chacun pourra venir partager ses trucs et astuces, mais aussi découvrir des "savoirs-faire de grands-mères". Le Troc’n’Roll prendra place à l’espace d’animation des Blancs Manteaux entre midi et 20h. (Et c'est évidemment totalement gratuit)
-> Je vous laisse vous renseigner sur le site si vous voulez plus d'infos !

Amicalement vôtre,
Yoko

13/02/2014

NRJ Music Tour

Mardi dernier la soirée était bouclée : concert NRJ avec des amis.

Après avoir cherché pendant une heure un restaurant digne de nous servir un plat - je me passerai de commentaire concernant une enseigne qui au bout de mon 4 ème choix de plat (les 3 précédents n'étant pas au menu du soir), n'était toujours pas capable de me le servir ... Nous nous sommes finalement dirigés vers l'Olympia.
Le timing était parfait. A peine avons nous eut à patienter - le temps de se faufiler dans la fosse - que le célèbre animateur de la station, Cauet pour ne pas le nommer, commençait l'animation du show.
Et c'est un jeune artiste connu pour assurer les premières parties de Stromae qui a levé le rideau. Âgé de 25 ans, Thomas Azier nous a livré deux titres électro-pop. Pour lui succéder sur scène, Cris Cab, jeune protégé de Pharell Williams a séduit tout l'auditoire féminin, moi y compris. Une très belle voix et un talent musical évident .

Vient alors le moment d'accueillir Ben Oncle Soul. L'artiste n'était pas seul puisqu'il est venu accompagné d'une quinzaine de choristes brillants (au sens propre comme au figuré). On a chanté sur l'incontournable "Soulman" et on a écouté le nouveau "J'ai tant besoin de toi" plein d'émotion.
Changement d'ambiance avec le groupe Bastille. Je ne connaissais que le tube "Pompei" et... il l'ont joué ! 
Lorde est ensuite apparue, toute de noir vêtue. Performance très étrange. L'ambiance est retombée.


On l'attendait d'un pied ferme depuis le début de la soirée. On était venu pour lui (en grande partie) et on a pas DU TOUT été déçus ! Stromae a réellement assuré un show délirant mais incroyablement professionnel. On a aimé ses pas de danses déstructurés et totalement fous, son énergie communicante et sa bonne tête de mec sympa.


Une bonne soirée malgré un public plutôt mou. Stromae était définitivement au dessus.
Amicalement vôtre,
Yoko

04/02/2014

Des petits plats pour régaler de grands estomacs

Tout est maison vous l'aurez compris ...
 Crumble aux pommes
 Sushis
 Tarte fourre tout (recette inventée) : sauce tomate en fond, tranches de jambon, fromage râpé, rondelles de courgettes déposées, petits morceaux de poivrons et oeuf .
Financiers

02/02/2014

Promenons-nous dans les bois...

En ce dimanche ensoleillé, nous nous sommes aventurés dans les rues du quartier Bel-air.
Nous avons suivi l'ancien itinéraire de la petite ceinture pour y découvrir une promenade boisée...
Et il y a même la Wifi ! En tout cas nous ça nous a fait du bien. Un bol d'air (frais) et ensoleillé !
Amicalement vôtre,
Yoko